On reconnaît
aujourd’hui que dans un pays donné, le nombre
de partis, leurs dimensions respectives, leurs alliances
et leur stratégie constituent un ensemble de rapports
relativement stables. Cette structure est appelée
système de partis.
C’est le mode de combinaison de ce système
de partis avec le système institutionnel, qui permet
de mieux comprendre le fonctionnement d’un régime
politique.
Les partis doivent être des laboratoires d’idées
qui alimentent le débat politique, élaborent
des programmes et contribuent à la formation de l’opinion
publique.
Parallèlement, les partis politiques se sont engagés
dans une nouvelle approche de leur fonction qui est la fonction
de médiation qui consiste à exprimer la volonté
politique de différents groupes sociaux en se faisant
le porte-parole de différentes revendications auprès
du système politique.
Aujourd’hui la revendication se développe par
fragmentation autour de programmes de plus en plus sensibles
aux préoccupations institutionnelles, économiques
et sociales.
L’approfondissement du débat autour de ses
programmes fait surgir de nouveaux positionnements et une
nouvelle différenciation du paysage politique.
A l’instar des autres pays, le régime politique
marocain a prôné l’ouverture politique
et la démocratisation des institutions.
Pour l’article 3 de la constitution marocaine de 1996
« les partis politiques, les organisations syndicales,
les collectivités locales et les chambres professionnelles
concourent à l’organisation et la représentation
des citoyens ».
A l’approche des élections législatives
(septembre 2007), la scène politique est en ébullition,
les acteurs s’excitent et les alliances se projettent.
Mais la désaffectation d’une partie de la population
-particulièrement la jeunesse- pour le fait politique,
interpelle les intermédiaires politiques sur leurs
responsabilités et devoirs dans l’éducation
et la formation politique des citoyens.
L’élection est, parmi les techniques, à
signifier le consentement explicite des gouvernés
à l’exercice du pouvoir par les gouvernants
s’exprimant en leur nom.
C’est un moment solennel qui permet, le plus souvent,
un choix entre plusieurs programmes alternatifs grâce
à la médiation des partis.
A la veille des élections législatives, l’opportunité
d’un débat ouvert sur toutes les sensibilités
partisanes pour faire valoir leurs programmes, leurs positions,
leurs stratégies et alliances est nécessaire.
Le Maroc est à un tournant politique important, où
la mobilisation de toutes les forces vives du pays s’impose,
mais où la classification des idéologies,
des référentiels et des projets permettra
une meilleure identification des acteurs sur la scène
politique |